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Le terme Black
Exploitation ou « Blaxploitation
» a été inventé au début des années 70's. A cette époque, le seul
acteur noir célèbre est Sidney
Poitiers. Il commence sa carrière sur le grand écran dans
les années 60's et devient populaire grâce aux films « Dans la
chaleur de la nuit » et « Devine qui vient dîner », ce dernier
a fait l'objet d'un remake en 2006, avec dans le rôle principal
Bernie Mac. Sidney
Poitiers fut l'un des premiers noirs à jouer des rôles sérieux,
fini le noir serviteur, jongleur, danseur, qui doit constamment
amuser et faire rire, si en plus ils ne sont pas interprétés par
des blancs peint au cirage, la il devra apparaître présentable
et issu d'une bonne classe sociale. Mais la communauté Afro-américaine
est loin de ressembler à ce que Hollywood veut bien nous montrer.
Le mouvement pour les droits civiques n'a pas débouché sur les
mesures concrètes tant espérées, les noirs sont toujours considérés
comme des citoyens de seconde zone, la ségrégation s'est muée en
discrimination raciale. Si la guerre du Vietnam n'avait pas tué les jeunes soldats
noirs autant que les autres, un nouveau fléau apporté par le gouvernement
américain envahissait peu à peu les quartiers, la drogue a fait
des ravages... Tous ses facteurs réunis auront comme effet un taux
de chômage et de criminalité en constante hausse. Il semblait clair
que les films de Sidney
Poitiers, Bill Cosby
ou Harry Belafonte
ne reflétaient pas la vie sociale des Afro-américains. 1971, Melvin
Van Peebles réalise et produit
Sweet Sweetback's Baadaasss song, un film réalisé par un noir
avec un noir qui joue le rôle principal, ce sera un succès monumental
même si "Cotton Comes To Harlem" (1970) réalisé
par Ossie Davis reste
le premier d'une nouvelle ère. Ce nouveau genre, donne une
grande place à la musique, des artistes tels que
Curtis Mayfield, Isaac
Hayes,
Bobby Womack émergeront.
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Le célèbre « Car Wash avec Richard Pryor, Antonio Fargas et Bill Duke », deviendra une mine d'or pour les producteurs américain. Le public noir va se rendre en masse dans les salles de cinéma puisqu'ils peuvent enfin s'identifier aux personnages. De Shaft à Foxy Brown ou Superfly, l'ensemble de ces films ont couvert tous les genres, mais la majeure partie était trop violente ou trop sexuelles pour cette époque. Du mack au dealer en passant par le tueur sordide du ghetto, tout a commencé à lasser la population afro-américaine, la Blaxploitation est passé à la Surexploitation dénaturant totalement ce courant. Ce genre a marqué des réalisateurs tels que Quentin Tarantino avec Jacky Brown toujours jouée par Pam Grier et John Singleton pour Shaft avec Samuel L Jackson et Vanessa Williams en 2001. Cette vague appelé la Blaxploitation n'aura duré que quatre ans selon les spécialistes de 1971-1975. Mais la Black Exploitation n'est elle pas toujours d'actualité ? c'est peut-être juste des films réalisés par les noirs, avec des noirs, pour les noirs ! Par Fabien L.Morgan Le 12/02/2007 |
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blaxploitation
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