BLACK POWER MIXTAPE (2011)

Posted by By at 9 novembre, at 16 : 01 Print

BLACK POWER MIXTAPE (2011)
 


Black Power Mixtape

Titre: Black Power Mixtape

Réalisateur : Goran Olsson
Année : 2011
Durée : 96 mn
Genre : documentaire
Distribution: Kanibal Films Distribution

SITE OFFICIEL DU FILM


BANDE ANNONCE du film: Black Power Mixtape Avec: Danny GloverHarry Belafonte,  Erykah Badu, Stokely Carmichael, Angela Davis, Bobby Seale, Kathleen Cleaver

Synopsis:

Ce documentaire retrace l’evolution du mouvement Black Power de 1967 a 1975 au sein de la communaute noire. Le film associe musique et reportages (des rushs en 16mm restes au fond d’un placard de la television suedoise pendant trente ans), ainsi que des interviews de differents artistes, activistes ou musiciens qui sont des piliers de la culture afro-americaine.

Dans les salles le 16 Novembre 2011

Plus de films avec: Danny Glover Harry Belafonte

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INTERVIEW DU REALISATEUR GORAN OLSSON


Comment avez-vous décidé quels extraits retenir pour votre film ?

C’est la question à un million…. Ce n’est pas que je ne sais pas, c’est très difficile à expliquer. Il faut chercher ce qui marche à un niveau cinématographique (sur l’écran) mais également au niveau de l’histoire puis il faut réussir à combiner le tout pour arriver à un résultat qui captivera le spectateur. La beauté avec l’édition, contrairement à la réalisation, c’est que l’on peut essayer quelque chose, le regarder puis revenir dessus le lendemain, inviter des amis à donner leur avis, c’est plus facile de mesurer si ce que l’on fait est bon ou pas tandis que quand on filme, on n’a qu’une chance. L’édition prend beaucoup de temps, mais il n’y a aucune excuse pour ne pas faire du mieux que l’on peut. Je pense aussi que l’édition est une chance pour les jeunes réalisateurs de vraiment pouvoir travailler sur leur projet, car une fois devant leurs logiciels ils ont tous la même opportunité et cette opportunité c’est le travail acharné.

Combien de temps cela vous a-t-il prit pour réaliser ce film ?

Je pense environ un an et demi.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

La chose la plus difficile, j’avais à montrer beaucoup de choses car j’avais vraiment une très bonne matière à partir de laquelle je travaillais, mais pour des raisons de temps je ne pouvais tout montrer et je me sens un peu mal par rapport à ça… Heureusement sur le DVD, avec les extras je serai en mesure de compenser un peu cela.

Dans le film il y avait des personnages connus mais également des anonymes, comment avez-vous décidez d’inclure ceux-ci, par exemple la jeune prostituée ?

Pour moi cette jeune fille brise le cœur, elle est vraiment très bas dans la société mais elle intelligente, elle a une forme de confiance en elle et je pense que c’était un très bon passage et même si ce qu’elle révèle concernant sa vie, ce qu’elle a fait est très dur elle garde quand même sa dignité. On a de la compassion pour elle, on veut la consoler et pourtant d’une certaine façon on l’envie, on envie sa dignité. En outre elle met en relief « les petits problèmes » que l’on peut rencontrer dans notre vie quotidienne. Enfin, je crois que l’on peut facilement s’identifier à elle et l’identification est quelque chose d’important.

Quelles réactions votre film a-t-il reçu ?

J’ai eu de bien meilleures réactions que ce à quoi je m’attendais. Je dois vous dire, ce n’est pas un film sur le mouvement du Black Power, c’est un film sur comment ce mouvement a été perçu en Suède, c’est un film Suédois fait à partir d’images Suédoises. Je n’étais donc pas sûr que les gens adhéreraient, mais aux Etats-Unis, ils ont adoré le film, je pense qu’un film tel que celui-ci devait être fait par quelqu’un de l’extérieur évitant ainsi toutes les potentielles accusations de parti pris.

Pourquoi avez-vous décidé de réaliser ce film et que vouliez-vous montrer ?

Je l’ai fait car ces images ont été diffusées, juste une fois en prime time sur une chaîne nationale mais plus jamais après. Je trouvais ça dommage. Je voulais montrer que le mouvement Black Power était un précurseur à beaucoup d’autre mouvement, les féministes, les gays… Ce mouvement montre bien que même si l’on a des droits, il faut parfois se battre pour eux. De plus beaucoup des leaders de ce mouvement sont parmi les plus grands esprits de leur temps et je pense que même si les films ne peuvent changer le monde comme les livres, ils peuvent néanmoins inspirer. Je veux inspirer les gens, ça a marché pour moi et j’espère que ça marchera pour les autres.

Pensez-vous qu’il y ait une relation entre les mouvements actuels et le mouvement du Black Power ?

C’est en gros le même combat, ça ne concerne pas la religion, la race… Ca concerne la liberté. Tout un chacun devrait avoir la liberté de se développer, d’atteindre ses buts, d’avoir une vie décente… Une partie ne peut pas se permettre de tout garder. Un peu comme en Egypte ou cette classe dirigeante et ignorante empêchait à tous ces jeunes avec de bons niveaux d’éducation d’avoir leur chance, c’est honteux, comment en arriver à ne pas écouter davantage les jeunes.

Quel est le personnage le plus important durant cette période pour vous ?

Angela Davis... Elle est vraiment très forte, vraiment intelligente, vraiment inspirante… Mais la beauté de cette période c’est que l’on ne peut pas vraiment ne parler que d’un individu. C’est l’ensemble d’entre eux travaillant et se battant afin d’améliorer les choses pour le plus grand nombre. Des vétérans des Black Panthers ont vu le film et ils l’on adoré, ils n’avaient qu’une critique c’est que dans le film on ne voyait pas les blancs qui participaient au mouvement. C’est vrai, j’y pensais, pour beaucoup c’était un mouvement qui concernait la race, mais ce n’est pas vrai, il y avait toutes sortes de personnes… Elles travaillaient toutes à créer un monde plus démocratique, plus juste.

Quel est pour vous l’événement le plus important durant cette période ?

Pour moi... L’assassinat de Martin Luther King. Cet homme qui parle de non-violence et qui se fait assassiner. Le film couvre une période, mais le centre du film c’est 1968, l’année de sa mort car tout est relié à ce meurtre. C’est la fin d’un symbole et pour le monde entier c’est un événement important.

Beaucoup de célébrités interviennent dans votre documentaire, comment les avez-vous persuadées d’en faire partie ?

Ils étaient très content en visionnant le film et de ce fait je n’ai pas vraiment eu de difficultés, ils étaient plus qu’heureux de faire partie de cette aventure. De plus venant de ce pays lointain, proche du pôle nord, les gens sont très polis, très gentils, vraiment généreux quand vous venez les voir. Ils sont compréhensifs et comprennent que vous ne comprenez pas tout et ne vous en veulent pas de poser des questions même si celles-ci paraissent bêtes.

L’un de vos coproducteurs est Danny Glover, comment s’est-il retrouvé impliqué dans votre projet ?

C’est un peu la même chose, j’ai su qu’il avait une maison de production et comme je l’ai dit plus tôt ce n’est pas un film sur le mouvement du Black Power mais un film sur la vision suédoise du mouvement Black Power, et j’ai réalisé que je devais avoir quelqu’un aux Etats- Unis avec qui travailler, de plus il avait été dans le mouvement, donc je suis allé à New-York et j’ai frappé à sa porte… Il m’a ouvert et m’a dit non, ce n’est pas comme ça que l’on travaille aux Etats-Unis, vous ne pouvez pas venir frapper aux portes et vous attendre à ce que les gens travaillent avec vous. Il a néanmoins accepté de regarder le film et il l’a aimé, mais il a insisté sur le fait qu’il fallait le mettre dans le contexte, c’était la difficulté et nous avons beaucoup parlé de choses et d’autres et ça s’est fait...

Aux Etats-Unis quelles salles diffusent le film ?

Dans beaucoup de salles, de tous genres… Mais surtout j’ai la chance que le film ne soit pas seulement projeté dans des cinémas d’art et d’essais fréquentés en grande majorité par des intellectuels, il y a des projections dans des églises, dans des centres communautaires… C’est une chance pour voir le film tous ensemble, en parler... Des grands-mères emmènent leurs petits-enfants pour voir le film...

Quelle est pour vous la plus importante raison de voir ce film ?

C’est un film qui laisse peu de personnes indifférentes ou déçues. Je pense que quel que soit la personne, il apporte quelque chose et c’est à mon sens la raison la plus importante pour le voir.

INTERVIEW par Hervé Medec

Prix du meilleur documentaire étranger au Festival du Film de Sundance 2011, nomination dans la catégorie « meilleur documentaire » en sélection Panorama au Festival International du Film de Berlin 2011, en sélection officielle dans la catégorie « Les Docs de l’Oncle Sam » au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011.

« Le racisme est un phénomène bien plus clandestin, bien plus caché, mais en même temps bien plus terrible que jamais. Le racisme, en premier lieu, est une arme utilisée par les riches, afin d’accroître leur profit en payant moins les ouvriers noirs pour leur travail. Pour comprendre le fonctionnement de toute société, il faut comprendre le comportement entre les hommes et les femmes. Bien évidemment, il y a eu des grands progrès. Il n’existe plus de lois qui ségrègent les noirs au sein de la société. » – Angela Davis


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